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Sofia pourrais-tu te présenter pour Agoride ?
Sofia Mulanovich, je suis péruvienne, de Lima, j'ai 20 ans et je suis surfeuse...
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Quand et comment as-tu commencée à surfer ? J'ai commencé à surfer à 9 ans, avec ma famille, tous surfent, nous avons une maison face à la mer, c'était écrit il fallais que je surfe... Ma première planche était une 5'5 rose fluo absolument abominable lorsque je la revois car je l'ai encore chez moi, mais je l'adorais lorsque j'avais 10 ans.
Qui t'as appris à surfer ? Il y a eu deux personnes importantes, Roberto Mesa, et Rosa des entraîneurs péruviens, qui étaient sur le tour péruvien, ils m'ont beaucoup aidé, ils m'emmenaient toujours surfer, et amélioraient ma technique.
Alors depuis petite tu te destines à une carrière de surfeuse pro ? En fait petite je surfais parce que ça m'amusait, un jour je me suis rendu compte que je pouvais en faire ma carrière, et je me suis donnée les moyens de le faire.
Si tu n'avais pas été surfeuse qu'aurais-tu aimé faire ? Je ne sais pas vraiment, attends que je réfléchisse, ma fois rien d'autre, pour être tout à fait honnête, j'ai toujours voulu être surfeuse.
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Avec les Brésiliennes, tu es la seule « latine » du circuit, comment ça se passe ? Mes amies sont hawaiiennes, australiennes, je m'entends très bien avec elles parce que j'ai la chance d'avoir appris l'Anglais très jeune, donc je ne me sens pas isolée sur le circuit, je m'entends avec toutes, quelque soit leur nationalité.
Quand as-tu commencé à voyager ? Mon premier trip fut l'Afrique du Sud à 15 ans, et l'Australie.
Quels sont tes spots préférés ? Le premier normal mon home spot, en face de chez moi à Lima la isla, j'aime beaucoup Fidji, l'Australie, et ici en France.
Quel type de vagues aimes-tu ? Les bonnes vagues...Je me fiche que ce soient des gauches ou des droites, même si en fait j'ai un petit faible pour les gauches, mais il faut qu'elles soient bien creuses, et bien fortes...(Gros sourire)
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Comment envisages-tu le surf féminin ? Considères-tu qu'il faille opérer une distinction du fait de la différence de sexe ? Si les hommes surfent mieux, c'est parce qu'ils ont plus de force, la force est essentielle en surf selon moi, de fait ils surfent mieux...Cependant je pense que le niveau des filles s'est beaucoup amélioré, et il me semble qu'aujourd'hui une femme peut surfer comme un homme. Qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, je ne comparerais pas les deux en fait, ce n'es pas une question de sexe, nous trouvons tous autant de plaisir dans la pratique du surf, se donner à fond, pour surfer de notre mieux avec du style.
Beaucoup de femmes surfent au Pérou ? Aujourd'hui il y a un véritable essor du surf féminin au Pérou, et espérons que dans quelque temps une autre péruvienne me rejoigne sur le WCT.
Et les gars à l'eau ? J'ai toujours surfé avec des mecs, il n'y a aucune rivalité, en fait c'est même le contraire, on se motive, on a beaucoup à apprendre des surfers, et puis c'est amusant, il y a toujours une bonne ambiance à l'eau, on est pas là pour s'ennuyer non plus !
Quand as-tu commencé ta véritable carrière professionnelle ? J'ai débuté sur le WQS en 2000, et ça fait 2 ans que je suis sur le WCT.
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Tu étais très jeune quand tu as commencé, ce n'était pas difficile à gérer, la compétition et les études ? En fait oui, en 2000 je n'ai fait que cinq étapes du WQS, ça m'a pas mal aidé car ça m'a permis de voir comment ça se passait, et de passer mon bac en même temps, sinon ma mère ne m'aurait jamais laissé continuer sans ça...En 2001 j'ai fait le tour complet.
Ce n'est pas trop difficile de toujours voyager et d'être loin de tes proches ? Je pense que j'ai beaucoup de chance en fait, être péruvienne et être sur le circuit, j'adore voyager, je suis jeune encore, j'ai plein d'amis, rencontrer des gens nouveaux, voir des endroits merveilleux, c'est une chance incroyable.
Un moment magique du surf ? C'est indescriptible, quand on surfe entre amis, à Tahiti, ou Fidji, avec des vagues fantastiques, des paysages sublimes, nous sommes bénis des dieux...Comme lorsque tu surfes avec les dauphins à Jeffrey's Bay, je n'avais jamais vu autant de Dauphins de toute ma vie.
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Tes victoires ? À Tahiti, je ne pensais pas pouvoir gagner, parce que la vague est très puissante, ce n'était que la seconde fois que je la surfais, je me suis mise à l'eau en pensant passer mes séries unes à unes, et je me suis retrouvée en finale sans m'en rendre vraiment compte... Ça avait été pareil à Fidji, et c'est pareil ici.
Comment envisages-tu ta carrière ? Je ne sais pas ce qui va se passer, je prends les séries unes à unes, comme elles se présentent, du mieux que je peux, je n'ai pas vraiment de plan de carrière.
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Le futur du surf féminin ? Il y a beaucoup de soutien et d'investissement de la part des marques au niveau du surf féminin, je voudrais être un exemple pour que les filles passent à la vitesse supérieure...Nous avons un potentiel énorme, et j'espère que le travail que je suis en train de faire en surfant de mon mieux, car tu donne de l'espoir à un continent ...
Les sponsors ? Là aussi j'ai eu une chance incroyable depuis ma naissance, dés que j'ai besoin de quelque chose ça arrive, en l'occurrence Roxy est venu me chercher lorsque j'avais 16 ans, et depuis ils ne m'ont plus lâché...Je crois que Dieu me protège et me permet de faire ce que je fais pour donner un exemple aux filles qui arrivent...
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Crédits photos : www.roxy.com www.aspworldtour.com www.cunninghamphotos.com
Texte: Natalia Lorenzo vera
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