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Tu surfes depuis combien de temps ? Ça va faire sept ans. Je ne suis pas encore totalement pro. Je suis sponsorisée depuis cinq ans mais je ne surfe pas à niveau professionnel.
Ton premier contrat, c'était avec qui ? Avec Rip Curl.
Comment s'est passée la rencontre ? L'entraîneur de mon club de surf à Anglet travaillait aussi chez Rip Curl. Il m'a repéré et m'a proposé de signer avec la marque. Tout simplement.
Tu es Championne du Monde Junior aujourd'hui. Qu'as-tu ressenti à cette annonce ? J'ai été très heureuse. Ça a vraiment été un moment fort... D'être la première Française à passer ça, c'était...
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Tu as été surprise ? Surprise ? Disons que si on m'avait dit quelques mois auparavant que j'allais gagner, j'aurais sûrement été surprise. Mais pendant la compète, j'ai compris au fur et à mesure que je pouvais peut-être y arriver.
Qu'est-ce qui a changé pour toi depuis ce titre ? Rien de particulier dans ma vie quotidienne. Mais je reçois plus de reconnaissance, d'opportunités... Par exemple on m'invite sur des compétitions comme le Rip Curl Pro Mademoiselle [étape WCT].
Tu as gagné une wildcard pour ce contest, qui te permet de côtoyer l'élite du surf international. Ça te motive, ça t'influence ? Je dirais plutôt que ça me motive, parce qu'on y trouve les meilleures pros mondiales. Et de les voir dans l'eau me booste et me pousse à mieux faire. C'est une chance pour moi. Ça me donne envie de récidiver. Quand je les vois prendre une bonne vague, j'ai forcément envie d'avoir la même pour leur montrer que moi aussi je peux surfer [rires].
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Depuis que tu es Championne du Monde Junior, tu as l'impression d'être porte-drapeau, de devoir représenter le pays ? Pas spécialement. Le surf reste un sport individuel. Et y'a quand même d'autres Français qui font des résultats. Comme Lee-Ann Curren, Jérémy Florès, Miky Picon... Je ne suis pas seule.
Tu surfes avec qui d'habitude ? En général avec les filles. Lee-Ann [Curren], Elisa Arnaud, Marie-Pierre Abgrall, Caroline Sarran, Emanuelle Joly, Amandine Sanchez...
Tu as un modèle en surf (masculin et féminin) qui t'influence spécialement ? Chez les surfeuses, c'est Stephanie Gilmore. Elle n'est pas encore sur le WCT mais elle y sera en 2007. C'est un des exemples que je suis, pour son style en surf, sa technique, un peu tout. J'ai voyagé avec elle et je l'ai vue surfer il y a environ deux ans.
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Tu as des ambitions particulières ? Après avoir passé mon bac, j'aimerais bien intégrer le circuit professionnel et continuer dans le surf. Mais je ne sais pas encore, je verrai.
Une carrière dans le milieu te plairait ? Oui beaucoup. Mais peut-être en poursuivant mes études par contre. Si c'est possible. Même par correspondance. Je sais pas encore.
C'est important les études pour toi ? Oui ça l'est. Parce que le surf ne dure pas toute la vie. Et qu'on peut se blesser aussi.
Si on t'offrait une session de rêve, à quoi elle ressemblerait ? Je pense qu'elle aurait lieu aux Mentawais en Indonésie, avec toutes les filles avec qui je surfe, et celles que j'admire comme Stephanie ou d'autres du WCT par exemple.
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Ta plus grande crainte en surf ? Me blesser. Mais aussi avoir peur de ne pas progresser, de passer du temps sous l'eau... Et les très grosses vagues, dans certaines conditions.
Ça ne te fait pas rêver de voir Manoa Drollet sur la plus grosse vague de Teahupoo ? C'est vrai que c'est des sensations fortes, mais je ne pense pas aller jusque-là. Des grosses vagues pourquoi pas, mais peut-être pas aussi extrêmes.
Si tu avais un conseil à donner aux filles de ta génération qui rêveraient d'atteindre ton niveau ? Ce serait de surfer pour se faire plaisir, quand on en a envie, sans se forcer. Il faut surtout penser à s'amuser sans se prendre la tête.
Et si tu devais remercier quelqu'un ? Je pense à mes parents, qui me soutiennent beaucoup, m'aident et me conseillent. Y'a beaucoup d'autres personnes après à remercier, mais je pense en particulier à eux.
Photos : Marc Oliva (sauf mention contraire)
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